Rejet de tout arrangement avec Belkhadem
By administrator On 29 fév, 2012 At 12:07 | Categorized As Actualités, Non classé, Politique | With 0 Comments

Par ZIAD Salah

Risque de dissensions au sein du mouvement des redresseurs.

Selon le soir, citant une source bien informée, le conflit entre Belkhadem, SG du Fln et les redresseurs est en voie de résorption. Et pour cause, le président de la République a intimé l’ordre au SG et Ziari, le président de la désormais défunte APN de résoudre ce conflit qui perdure depuis des années. D’autres organes ont avancé d’autres infos concernant une possible réconciliation entre Belkhadem et Goudjil, le chef de file des redresseurs. Certaines sources ont évoqué un harcèlement au sens propre du terme du Saïd Bouteflika par Belkhadem. Par ailleurs, on signale que le frère et conseiller du Président est en contact direct et permanent avec Goudjil. Ce qui pourrait expliquer le renoncement des redresseurs de se doter d’un parti, idée qui avait circulé notamment durant le mois de ramadan dernier. On a même trouvé le nom de la formation devant permettre aux redresseurs de se présenter aux législatives de Mai prochain. Quel crédit accorder à ces informations ? Tout indique que le FLN sous la houlette de l’actuel SG s’achemine tout droit vers une débâcle électorale sans précédent. Trois raisons au moins plaident pour cette hypothèse. Les dissensions au sein du parti qui ont perduré plus d’un mandat, ce qui a justement motivé les redresseurs d’opter pour les listes indépendantes. D’autre part, l’ancien parti unique a perdu d’autres « clients » puisque certains de ses éléments ont tout simplement officialisé leur rupture avec lui en formant leur propre parti. C’est le cas de l’ex président de l’UNJA, Abdelaziz Belaid fondateur du parti Moustaqbal. Par ailleurs, plusieurs militants du parti, se rendant compte qu’ils n’ont aucune de figurer en bonne place sur les listes du FLN ont préféré forcer le destin en constituant des listes indépendantes. Aussi, les difficultés du parti que dirige Belkhadem sont appelés à s’aggraver avec l’annonce des listes des candidats puisque des ministres et des pentes du parti tiennent absolument à diriger ces listes à travers les différentes wilayas pour pouvoir prolonger leur carrière politique. Ce qui ne manquera pas de provoquer une énième fraude avec un autre effritement.

A partir de là on peut comprendre l’injonction du Président de la République à l’endroit de Belkhadem de tout faire pour ressouder les rangs du parti. A part qu’elle vient un peu tardivement et risque au mieux de diviser le mouvement des redresseurs. Parce que visiblement Goudjil ne voit pas d’un mauvais œil un arrangement avec le SG du parti, ce qui n’est pas l’avis de tous les redresseurs. Pour ceux que nous avons contactés, il n’est plus question de faire marche arrière après un investissement de plusieurs mois, voire des années. Certains vont jusqu’à nous affirmer leur détermination à passer outre les recommandations des têtes de file du mouvement des redresseurs, en l’occurrence Goudjil et Kara. Ajoutons que maintenant les « appétits » des uns et des autres se sont libérés et que tous les postulants parmi les redresseurs se sont mis dans la peau de futurs députés. Il est peu probable qu’ils se conformeront aux recommandations de leurs chefs. L’intervention du chef de l’Etat dans les affaires de parti, dont il est le président honorifique, est vraiment mal venue. Eu égard à la cacophonie régnante où la fièvre de la candidature s’est emparé de tous les militants des partis politiques, la sommation du Chef de l’Etat risque d’approfondir les clivages au sein du parti et les prolonger jusqu’à emporter son mouvement de redresseurs. Ce qui ne manquerait pas de se répercuter négativement sur la participation aux prochaines législatives, véritable  hantise du pouvoir et même du président de la République.

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