Ils observent un sit-in depuis quatre jours à la maison de la presse Le mouvement de protestation du personnel de la justice se renforce
By administrator On 9 juin, 2012 At 07:22 | Categorized As Infos_show, Luttes sociales | With 0 Comments
Tanina. B
Depuis mercredi derniers, les greffiers et les corps communs suspendus, tiennent un sit-in permanent sur le trottoir de la maison de la presse. Cette fois-ci, ils n’ont pas été traqués par la police, comme cela était de coutume lors des deux premiers sit-in à Alger. Les travailleurs ont été suspendus depuis leur dernière grève qui a gelé le secteur de la justice. Cependant, lors du   sit-in permanant tenu à proximité de la maison de la presse Tahar Djaout, les protestataires ne parlent que de la cause de leur collègues en grève de la faim depuis plus d’un mois. Ces derniers ont été laissés pour compte à la maison des syndicats à Dar El Beida, à l’est d’Alger.
« Mourad Ghedia en grève de la faim depuis le 06 mai 2012 a perdu connaissance dans l’après midi et a été évacué par les services de la protection civile vers le centre médical  a fait état d’une glycémie de 40 mg et d’un épuisement physique avec perte de plus de 10% », s’inquiète le SNAPAP dans un communiqué rendu public le 7 juin.
Ni le communiqué de la ligue des droits de l’Homme encore mois celui du Front des forces socialistes (FFS) n’a fait réagir les pourvoir public. Cet état de fait illustre clairement la place et le rôle qu’occupe « l’opposition » en Algérie. Par ailleurs sur le terrain, la loi de force s’impose. « Devant la forte présence des journalistes et des citoyens, les policiers n’ont pas employé la force et la violence pour embarquer les protestataires qui étaient attachés en bloc avec des cordes au cou et des cadenas aux pieds », déclare la même source. Cela fait 4 jours et trois nuits, le mouvement du personnel de la justice gagne du terrain. Aujourd’hui le 9 juin, un autre greffier suspendu rejoint ses confrères. « Parmi les protestataires deux handicapés physiques dont un diabétique sont également enchaînés pour résister à l’embarquement par les policiers », souligne le syndicat autonome.  En effet, les protestataires résistent toujours, et ce  malgré la présence des policiers en civil qui surveillent leur moindre mouvement. « Je me suis déplacé vendredi pour faire la prière, de agents de police m’ont poursuivi et il ont essayé de m’arrêter.  C’est l’intervention des personnes présentes à la mosquée qui m’a sauvé », témoigne l’un des protestataires qui revient à la maison de la presse. Les passagers empruntant la rue Bachir Attar déclarent qu’ils sont choqués de voir les greffiers exposés durant ces journées caniculaires au coup de soleil.  Les greffiers ne veulent pas changer de place. Les protestataires sont-ils masochistes au point de s’exposer à la chaleur qui affiche 42° à l’ombre. Non ! Leur résistance fait parti aussi de leur stratégie. Ils veulent rester en bloc attaché avec une corde pour faire barrage aux manœuvres de la police qui les arrête un par un sans faire du bruit.

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