Un Algérien s’immole à Oran car victime de la HOGRA (Communiqué LADDH-Oran)

bastille

Boudjellal Rachid un jeune Algérien qui participait au HIRAK en portant le drapeau Algérien parce qu’il voulait une autre Algérie, meilleure pour lui et pour ses enfants vient de s’immoler par le feu aujourd’hui le dimanche 14 juin 2020 dans la matinée.
Son histoire est celle de millions d’Algériens et d’Algériennes, marié, père de deux enfants et probablement sans travail puisqu’il vivait des ressources que lui procurait la vente de babioles dans la rue de la Bastille, marché connu d’Oran.

Il est resté sans ressources depuis le confinement et maintenant, comme tant d’autres, il voulait reprendre ce qui lui sert de moyen de subsistance car une vidéo qui circule sur le net, prise au moment où il avait décidé de passer à l’acte montre d’autres étals installés.
Il faut signaler que Boudjellal s’était déjà plaint du comportement d’un policier et comme un simple citoyen est allé se plaindre au niveau du siège de la sûreté de la Wilaya, d’après ses amis. Il avait même décidé que dans le cas où il n’y a rien il irait voir le procureur de la république pour se plaindre; ses amis ne savent pas si il est parti s’adresser à l’instance judiciaire.
La LADDH a reçu une photo prise par lui, le 18 mai 2020, dans laquelle il avait déjà tenu à dénoncer le comportement d’un policier.
Cette fois-ci la coupe était pleine parce qu’avec l’annonce de la levée de quelques restrictions dues au confinement, lui, et tant d’autres, ont cru qu’était arrivé le jour de soulagement et se sont de nouveau réinstallés.

Mais le sort en a décidé autrement puisqu’un agent lui a demandé, à lui et à d’autres, de partir. Ne voyant aucune solution au problème crucial qu’il vivait qui se résumait à accepter la mort pour lui et ses enfants faute de revenus il a retourné sa colère sur lui-même.
La LADDH sait que tout est fait pour empêcher que la vérité soit connue et que la soumission au pouvoir soit totale mais beaucoup d’Algériens et d’Algériennes refuseront parce qu’ils et elles sont et resteront des citoyens et citoyennes libres même derrière les barreaux.
Le Bureau d’Oran dénonce l’arrestation de tous les militants et en particulier de ceux qui ont déjà séjourné en prison comme nos amis Fodil BOUMALA et Hakim ADDAD, preuve que ceux qui avaient décidé de les jeter en prison ont cru qu’ils leur avaient fait peur pour toujours, ce qui n’est vraiment pas le cas, ni pour eux ni pour d’autres.

Oran le 14-06-2020 P/Bureau d’Oran

Kaddour CHOUICHA

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