CHRONOLOGIE DES DATES MARQUANTES DU HIRAK
By administrator On 27 jan, 2020 At 08:35 | Categorized As Actualités, Infos_show | With 0 Comments

FOT

22/02 /19 : Hirak 01 :1ere marche, surprise du pouvoir, le peuple relève la tête.

08/03/      : Hirak 03 : les femmes marchent en masse, les manifestations rassemblent cinq  millions de personnes à travers tout le pays.

15/03/   : Hirak 04 : Près de 14 millions d’algériens manifestent dans toute le pays contre la   poursuite du 4eme mandat, alors que Bouteflika a renoncé au 5eme mandat.

Le 05/04   : Hirak 07: Après la démission de Bouteflika les manifestants célèbrent cette 1ere  victoire par l’historique « yetnahaw ga3 ». Dans la foulée l’élection du 18 avril est      annulée et reportée au 04/07, Bensalah est président par interim. Le Hirak réclame sa    tête ainsi que celle des 2 autres B, Bedoui et Belaiz.

Le 10/05  : Hirak 12 : 1er Hirak du ramadhan, la chaleur et le jeune n’empêchent pas les  manifestants de sortir en masse. Le règlement de compte entre le clan Bouteflika et     Gaid Salah, commencé par l’arrestation  de Said Boutefika et les généraux Toufik et      Tartag, se poursuit par l’emprisonnement de Louisa Hanoune et l’arrestation des  oligarques proches de Bouteflika(le 26/05).

Le 1er/06 : Hirak 15 : échec de l’élection du 04 juillet faute de candidats crédibles. Gaid  Salah   monte en 1ere ligne et commence la répression du Hirak. Le port du drapeau  amazigh est interdit des jeunes sont jetés en prison et Lakhdar Bouregraa est arreté et    emprisonné le 29 juin.

Le 05/07 : Hirak 20 : Des millions d’algériens sont dans la rue : ils se réapproprient la fête de    l’indépendance nationale. Le 19/07 l’équipe nationale de football remporte la CAN  2019, le hirak en fête, réaffirme que la mobilisation continue pour écarter les symboles       du pouvoir,  et que le football ne servira pas  de diversion au profit du régime.

Le 30/08 : Hirak 28 : Alors que la commission de K Younes a été formée pour le dialogue        national et la promulgation d’une loi portant modification du code électoral et une autre portant création d’une autorité nationale d’organisation des élections ; le Hirak       refuse et s’attaque à Gaid Salah qui veut organiser les élections coute que coute …

Le 20/09 : Hirak 31 : Nouvelle cascades de décision de Gaid Salah qui prend réellement les rênes du pays. Il presse Bansalah de fixer les élections présidentielles pour le 12/12,            met fin au dialogue bidon de la commission de K Younes et ordonne la mise en place         de l’autorité nationale indépendante des élections avec à sa tête M Charfi. En outre il isole Alger du reste pays en instaurant des contrôles sécuritaires aux entrées de la  capitale. Karim Tabbou est arrêté, Samir Belarbi est placé en détention provisoire,   de même que Fodil Boumala

Le Hirak répond par des manifestations d’ampleurs dans tout le pays, c’est le Hirak de   la rentrée, la mobilisation reprend de plus belle.

Le 1er/11 : Hirak 37 : Le 1er novembre, 65eme anniversaire de la révolution de 54, des  centaines de milliers de personnes manifestent dans les grandes villes du pays et se    réapproprient leur histoire. La nuit précédente, un rassemblement a lieu à Oran, où le    Hirak tente d’empêcher la commémoration par les officiels ; ils sont violemment chargés et matraqués par la police.

Le29/11 : Hirak 41 : A partir du 20/11 des manifestations nocturnes sont organisées pour  faire entendre les bruits de Mahrez aux détenus d’opinion et du Hirak. L’artiste-peintre       et bédéiste,  Nime, est arrêté le mardi 26 novembre par des agents en civil qui   réquisitionnent tout son matériel informatique.

Ce 41eme Hirak a été le théâtre d’une grossière manipulation policière. La célèbre  caricature de Nime, « l’élu » portée par un flic en civil, infiltré parmi les manifestants, est volée par deux de ses collègues  pour attirer les manifestants dans un guet appends   et provoquer un affrontement violent. Après une course poursuite et l’arrivée des      renforts de police, des jeunes ont été sauvagement tabassés. Heureusement qu’ils se        sont aperçus du piège et se sont retirés.

Le13/12 : Hirak 43 : Tout le long de la campagne électorale, on a assisté au face à face Hirak, Gaid Salah ; les uns rejetant en masse l’élection présidentielle et l’autre organisant des marches moribondes de « cachéristes » vendus au système. Du 10 au      12/12 une répression féroce s’abat sur Oran. Les marcheurs pacifistes sont à chaque        fois empêchés de se rassembler et obligés de changer d’itinéraires, pour éviter d’être tabassés. Cette répression culmine le vendredi 13/12, au lendemain des élections, où    La BRI et les civils quadrillent la ville pour tabasser tout ce qui bouge et empêcher la marche hebdomadaire. Quelques 400 hirakistes sont arrêtés et parmi eux K Chouicha,             militant syndicaliste et VP de la LADDH d’Oran. Dans ces conditions l’élection de       Tebboune a été considérée comme un non-évènement à Oran.

Le20/12 : Hirak 44 : le Hirak de la solidarité et de la résistance à Oran. L’appel lancé sur les     réseaux sociaux pour participer massivement et rejoindre  Oran en ce 44eme        vendredi a été entendu. Des hirakistes et des personnalités connues, venant d’Alger, de    Kabylie, de Blida et du Centre et l’Est du pays, ainsi que de toutes les wilayas de       l’Ouest, ont afflué massivement à Oran en signe de solidarité suite à la répression            féroce qu’elle a vécue. Les oranais ont accueilli leurs invités par des slogans de   bienvenus et par la distribution de repas. Bien que des baltaguis aient essayés de la        perturber, la marche a constituée une démonstration de force impressionnante, au        lendemain de l’investiture de Tebboune, tout comme à Alger. Le Hirak continue de        plus belle.

Le27/12 : Hirak 45 : Gaïd Salah meurt le 23 décembre. Ses funérailles le 25 décembre, sont      instrumentalisées par le pouvoir pour en faire un héros ; en ramenant militaires et            « cachéristes » scandant des slogans hostiles à travers les rues d’Alger.

En ce 45eme Hirak, les manifestants quant à eux commémorent le 62e anniversaire de     l’assassinat du moudjhahid Abane Ramdane, chantre de la primauté du civil sur le           militaire, l’une des revendications phares du Hirak.

Le10/01/20 : Hirak 47 : Début janvier, le moudjahid Lakhdar Bouregaa, le caricaturiste Nime   et  Kaddour Chouicha ainsi que de nombreux autres militants du Hirak sont libérés,     mais restent en liberté provisoire. Cela semblait être un geste d’apaisement de         Tebboune, en vue de dialoguer avec le Hirak, mais à Alger les manifestants sont       dispersés et interpelés au début de la marche, mais la police recule devant le flux des             manifestants rejoints par les hirakistes fraichement libérés. Ignorant l’appel au      dialogue dans ces conditions et le la préparation de la révision de la constitution, le         Hirak maintien la pression jusqu’au démantèlement du « système » et le départ de ses          représentants, au pouvoir depuis l’indépendance en 1962.

Par Hadj FITAS

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