Oran, deux jours, après, le 12 décembre
By administrator On 14 déc, 2019 At 11:37 | Categorized As Actualités, Infos_show | With 0 Comments
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Photo:Ali AIT-AMIRAT

Un vrai mouvement  social et politique comme le Hirak ou révolution s’inscrit toujours dans la durée et s’écrit dans le temps en dents de scie avec des hauts et des bas, des victoires et des échecs jusqu’à la satisfaction d’un SMIG démocratique.

Apres, quatre jours (De mardi à vendredi) de féroce répression, Oran, se sent humiliée, souillée et blessée par rapport a d’autres villes qui ont pu accomplir la marche du vendredi sans trop d’encombres.

Mais Oran, oublie, que le plus grand tribu a été payé par Alger et ses environs par les centaines de détenus, des blesses et même quelques morts.

A titre d’exemple, la direction de l’association RAJ a été décapitée et les figures de proue du Hirak ont été jetés en prison sans jugement pour l’heure.

Comparativement, Oran, a été gâtée par rapport à Alger depuis le 22 février où on a enregistré seulement trois emprisonnements (BELKACEM Jawad, CHOUICHA Kaddour et NIME, le bedesite) sans oublier le mandat d’arrêt contre le journaliste Said BOUDOUR.

En ce moment, un plan diabolique est en cours d’exécution dans l’Ouest algérien pour finir avec le Hirak en bannissant la marche du vendredi et toute manifestation publique.

Il ne faut pas être naïf, ce plan répressif est d’envergure nationale, il s’exécute par étapes.

D’abord Oran et ses environs, ensuite, l’Est pour se concentrer sur Alger, le point nodal de la révolution du sourire.

Pour enfin de compte, isoler la Kabylie…

Cependant, les oranais se sont réveillés avec une gueule de bois en ce samedi 14 décembre et ils commencent à réfléchir déjà à d’autres formes de résistance.

L’excès de répression a enlevé définitivement le coté innocent et angélique aux hirakistes.

Que faire ?

C’est la phase II du Hirak qui commence et cela a été déclenchée grâce au tout répressif du pouvoir.

Ghalem BOUHA

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