Marche des cachiristes à Oran : le pouvoir a du mal à recruter !
By administrator On 5 déc, 2019 At 02:23 | Categorized As Actualités, Infos_show | With 0 Comments

marche cachir

Des moyens impressionnants de l’Etat, des véhicules, des bus, la  police avec ses différents démembrements, les services de la Wilaya  ont été mobilisés pou la marche des cachiristes ce jour jeudi en fin de matinée à Oran.

Les oranais sont restés ébahis devant la fermeture de la circulation de bout en bout de l’itinéraire de la marche encadrée par les 4X4 de la police.

Sur les trottoirs des deux cotés des artères de l’itinéraire, les policiers en civils munis de talkie-walkie prêts à intervenir à la moindre incartade comme ce fut le cas au début de la marche où un hirakiste brava la sécurité en scandant « Dawla madania, machi askarya » fut arrêté manu-militari.

Quant à la composante des marcheurs et mis à part les faibles résidus de l’UGTA/FLN , la majorité a été ramenée des wilaya limitrophes mais par de leur chef-lieu et même pas des daïras mais des communes et des lieux dits selon les propres témoignages des recrues moyennant deux à trois mille dinars.

Ils ont ramené aussi quelques éléments enturbannés représentants soi-disant les Zaouias et comme disent les hirakistes « Ils les ont ramenés de la zoubia, et ils leur ont donné telt mya »

A un moment,  j’aperçois dans la marche, Kader, un SDF du quartier Miramar connu comme un loup blanc. Une heure après la marche, je le vois entrer dans un kiosque pour acheter un paquet de cigarette en tirant deux ou trois billets de mille dinars. Aujourd’hui, Kader a bien gagné sa journée mais il a perdu sa clientèle fidèlemarche cachir et habituelle !

Quant au nombre de marcheurs, allez, soyons généreux, il n’a pas atteint trois cent personnes y compris les flics en civil.

Moralité, le pouvoir en place, malgré les moyens colossaux dont il  dispose n’arrive plus à recruter car il a déjà perdu la bataille de la crédibilité et il ne lui reste que la répression qui a ses propres limites.

Ghalem BOUHA

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