Quelle est la faute d’un bébé né avec le virus du VIH : conférence de presse de l’association REVER VIVRE POSITIVE ?
By administrator On 27 déc, 2018 At 03:32 | Categorized As Actualités, Infos_show | With 0 Comments

VIH

L’association « REVER VIVRE POSITIVE » pour la défense des personnes atteintes du VIH a organisé hier 26 décembre 2018 une conférence de presse au sein du siège de la LADDH/SNAPAP Oran à 10 heures du matin.

En présence de nombreux journalistes, militants des droits de l’Homme, les responsables de l’association ont expliqué à l’assistance les nombreuses difficultés et les problèmes que vit cette catégorie de patients.

La parole a été aussi donnée aux malades eux-mêmes qui ont apporté plusieurs témoignages émouvants et pathétiques sur le principal obstacle qu’il affronte, celui des tabous liés à cette pathologie.

Pour comprendre, leurs calvaires, il faut connaitre les étapes nécessaires et indispensables pour le début de traitement.  Une fois que la maladie est diagnostiquée, la personne doit impérativement suivre ces étapes thérapeutiques :

1/ Visite approfondie

2/Bilan précis et minutieux

3/Charges virales

4/Traitement par molécules en trois seuils

Étonnement, ce sont les médecins en premier lieu qui refusent d’ausculter le malade selon les normes de la médecine car le médecin craint de le toucher et sans visite approfondie, sans bilan médical et sans charges virales, le traitement est automatiquement prescrit sans tenir  compte de la spécificité du corps du malade.

De plus, étant donné que la maladie est chronique, l’observance de la maladie ne doit être jamais interrompue. Or, les malades sont livrés à eux-mêmes sans aucun suivi.

A cela s’ajoute, la montagne d’obstacles pour que ces personnes aillent se soigner chez un dentiste ou aller se raser la barbe chez un coiffeur ou faire une simple piqûre dans un dispensaire.

En outre, en cette fin de décembre, le stock de médicaments est arrivé à épuisement et les autorités sanitaires de la wilaya d’Oran n’ont prévu aucun approvisionnement à ce jour.

De nombreux malades pourront connaitre des sorts tragiques en 2019 par faute de médicaments.

Ghalem BOUHA

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