Le ministère de l’agriculture ternit l’image de l’Algérie
By administrator On 13 juin, 2018 At 02:19 | Categorized As Actualités, Economie, Infos_show | With 0 Comments

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Cette fois-ci, ce ne sont pas les journalistes, les militants des ONG ou les espions à la solde de l’Etranger qui ont découvert le pot aux roses ou plutôt le pot aux poisons chimiques mais bel et bien les pays (Canada, France, Russie, Qatar) destinataires de nos produits agricoles tant réputés comme la datte DEGLET NOUR, qui ont refusé nos exportations bourrées de produits toxiques.

C’est le ministre de l’agriculture qui est mis à l’index et qui, par ces opérations à l’export ternit l’image de l’Algérie à l’international.

Désormais, l’Algérie est inscrite au tableau mondial des fraudeurs, des pollueurs et des empoisonneurs.

Bien que les vrais experts agronomes  aient tiré la sonnette d’alarmes depuis longtemps, de nombreux observateurs  voulaient bien croire à la relance de l’agriculture et à l’exportation pour combler un tant soit peu le déficit des revenus pétroliers.

Ce refoulement des produits agricoles algériens de l’Etranger met à nu tous les effets d’annonce de la propagande gouvernementale et constate définitivement l’échec cuisant de la politique agricole de tous les gouvernements de Bouteflika.

En outre et bien qu’il ait eu cette année une pluviométrie record, les prix des fruits et légumes n’ont pas cessé de flamber tout le long du mois de Ramadhan nonobstant leurs mauvaises qualités.

Ni les subventions astronomiques versées ni les importants crédits alloués aux producteurs et ni la générosité de la nature en matière hydrique n’ont suffi à offrir au consommateur algérien un produit sain, loyal et marchand.

Face à cette débâcle nationale et internationale, le ministère de l’agriculture n’a pas trouvé mieux et comme d’habitude que de réunir les cadres de son secteur et ils ne leur reste que leurs yeux pour pleurer.

Pour comprendre la politique et la gestion agricole nationale, il serait judicieux de se déplacer et visiter les différentes DSA (Direction des services agricoles) des wilayas et leurs subdivisions pour constater une totale indigence et absence de programme et de suivi de programme et un manque criard de moyens mis à la disposition des techniciens avec une marginalisation du personnel agronome.

L’agriculture en Algérie est gérée d’une manière administrative où seuls les dossiers liés aux concessions ont de la valeur aux yeux des gestionnaires car ils génèrent des profits personnels.

Ghalem BOUHA

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